Concrete CMS, longtemps connu sous le nom de Concrete5, est un système de gestion de contenu open source dont la particularité est l’édition visuelle directement sur la page : on clique sur un bloc du site public et on le modifie sur place, sans passer par un back-office. Né en 2003 aux États-Unis et open source depuis 2008, il est édité par la société PortlandLabs et distribué sous licence MIT. Un CMS qui s’appelle « béton » et dont l’argument est la souplesse, il fallait oser ; le plus surprenant est qu’il tient plutôt bien la promesse.
En bref
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Open source (licence MIT), gratuit, édité par PortlandLabs, version actuelle : 9.5.
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Édition en front : les pages se modifient directement sur le site public, bloc par bloc.
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Renommé Concrete CMS depuis la version 9 (2021) : concrete5 et Concrete CMS désignent le même logiciel.
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Le support de la version 8 a pris fin début 2026 : tout site encore en « concrete5 » v8 ou antérieur n’est plus sécurisé.
Ce qui distingue Concrete : l’édition directement sur la page
La plupart des CMS séparent l’endroit où l’on administre de l’endroit où l’on publie ; Concrete a fait le pari inverse dès l’origine. Connecté en tant qu’éditeur, vous naviguez sur votre site comme un visiteur, et chaque zone de la page devient modifiable en place : un clic sur un texte pour le corriger, un glisser-déposer pour ajouter un bloc (texte, image, formulaire, galerie) exactement là où il apparaîtra. Ce que vous voyez en éditant est ce que voit le visiteur, sans aller-retour entre un back-office et des prévisualisations.
Cette philosophie s’accompagne d’une gestion des droits utilisateurs étonnamment fine pour un CMS réputé simple : permissions par page, par zone de page, workflows d’approbation, versioning des pages avec retour arrière. C’est ce qui a fait de Concrete un choix apprécié des PME, institutions et ONG : les contributeurs non techniques éditent sans risque, les administrateurs gardent le contrôle. Techniquement, le socle est classique et compatible avec la plupart des hébergements : PHP et MySQL/MariaDB, avec depuis la version 9 une installation recommandée via Composer, une interface d’administration reconstruite sur Bootstrap 5 et une gestion multisite native.
Concrete5 est mort, vive Concrete CMS
Le renommage date de la version 9, en 2021 : concrete5 est devenu Concrete CMS, sans rupture de projet ni d’éditeur. Si votre site est un « concrete5 », vous utilisez donc l’ancêtre direct du CMS actuel, et c’est précisément là que se joue l’essentiel en 2026.
Le projet est activement maintenu : la branche 9 reçoit un correctif mensuel et une version mineure environ tous les six mois, la 9.5.2 de juin 2026 étant sortie avec des correctifs de sécurité. Mais l’autre versant de cette actualité concerne le parc historique : le support de la version 8 a officiellement pris fin début 2026. Concrètement, tous les sites encore en v8 ou antérieur, c’est-à-dire l’immense majorité des « concrete5 » installés dans les années 2010, ne reçoivent plus aucun correctif de sécurité. Chaque faille découverte à partir de maintenant y restera ouverte définitivement. Si votre site affiche encore le logo concrete5 dans son administration, la migration vers la branche 9 n’est plus une amélioration à planifier un jour : c’est une opération de sécurité.
Les limites de Concrete
Elles n’ont pas fondamentalement changé avec la version 9. La communauté est restreinte : active, bien documentée en anglais, mais sans commune mesure avec l’écosystème WordPress ; les ressources francophones, elles, sont quasi inexistantes. La courbe développeur est réelle : simple pour l’éditeur de contenu, Concrete a son propre modèle (blocs, types de pages, packages) qu’un développeur habitué à WordPress doit apprendre, et les prestataires qui le maîtrisent sont rares, en France plus qu’ailleurs. Enfin, pas d’e-commerce natif sérieux : les solutions boutique existent en add-on, mais aucune ne rivalise avec WooCommerce ou PrestaShop ; pour vendre en ligne, Concrete n’est pas le bon point de départ. Ajoutons la question des performances sur les très gros volumes, qui demandent un travail d’optimisation que les CMS majoritaires ont industrialisé de longue date.
Concrete ou WordPress : que choisir ?
La question se pose surtout dans l’autre sens en 2026 : faut-il rester sur Concrete ou rejoindre WordPress ? Comparaison honnête :
| Critère | Concrete CMS | WordPress |
|---|---|---|
| Édition de contenu | En front, sur la page, native | Back-office + éditeur de blocs (ou constructeur tiers) |
| Droits et workflows | Très fins, natifs (par page, par zone) | Basiques nativement, fins via extensions |
| Écosystème d'extensions | Restreint | Immense |
| E-commerce | Add-ons limités | WooCommerce, écosystème complet |
| Prestataires disponibles | Rarissimes en France | Partout |
| Pérennité du site existant | v9 maintenue, v8 en fin de vie | Rétrocompatibilité forte |
Notre lecture : pour un site éditorial ou institutionnel existant, bien construit sur la branche 9, Concrete reste un outil agréable et sûr, et le quotidien des contributeurs y est objectivement meilleur que sur beaucoup d’installations WordPress.
Pour un nouveau projet, la rareté des prestataires et l’écosystème réduit font pencher la balance vers WordPress dans la plupart des cas, sauf si l’édition en front et les workflows fins sont au cœur du besoin.
Le paysage des CMS de niche a ses destins parallèles : comme SPIP côté francophone, Concrete survit très bien à sa niche, à condition d’avoir quelqu’un qui s’en occupe.
Et quel que soit le CMS, les fondamentaux de performance restent les mêmes : nos stratégies d’optimisation mobile et Core Web Vitals s’appliquent à un site Concrete presque ligne à ligne.
Maintenir et référencer un site Concrete5 en 2026
C’est la situation que nous rencontrons : une entreprise ou une institution possède un site concrete5 construit il y a des années, l’agence d’origine a disparu ou ne pratique plus le CMS, et personne en France ne veut y toucher. Le site vieillit sur une v8 désormais sans correctifs, son référencement stagne faute de travail technique, et chaque devis de refonte complète fait reculer la décision d’un an.
Il existe pourtant une voie intermédiaire, et c’est celle que nous pratiquons. La mise en sécurité d’abord : migration de la v8 vers la branche 9, sur environnement de test, avec reprise du thème et des packages, ce qui coûte une fraction d’une refonte. La maintenance ensuite : application du correctif mensuel, surveillance, sauvegardes, pour que le site ne redevienne jamais un parc abandonné.
Le SEO enfin : un site Concrete se référence très bien, mais son optimisation technique, balisage, performance, maillage, données structurées demande de connaître le CMS, et c’est exactement le périmètre de notre accompagnement SEO. Un site de niche sur un CMS de niche n’est pas condamné à l’invisibilité : il est juste mal entouré, et ça se corrige.
FAQ
Oui. Le CMS s’est appelé concrete5 jusqu’à la version 8, puis a été renommé Concrete CMS avec la version 9 en 2021, sans changement d’éditeur ni de projet. Un site « concrete5 » est simplement un site Concrete sur une ancienne branche, aujourd’hui en fin de vie.
S’il est en version 8 ou antérieure, non : le support de la v8 a pris fin début 2026 et plus aucun correctif de sécurité n’est publié pour ces branches. La mise en sécurité passe par la migration vers la branche 9, actuellement maintenue avec un correctif mensuel.
Oui. La migration consiste à exporter les contenus (pages, images, utilisateurs), à les restructurer dans WordPress, à recréer le design puis à rediriger les anciennes URLs pour préserver le référencement. C’est un projet raisonnable pour un site éditorial ; la vraie question est de savoir si elle est nécessaire, car une migration v8 vers v9 au sein de Concrete est souvent plus rapide et moins coûteuse.
Concrete CMS est un bon logiciel dans une niche étroite : édition en front remarquable, droits fins, projet maintenu. Son vrai problème en France n’est pas technique, c’est démographique : il manque de gens pour s’en occuper. Si votre site concrete5 fait partie du parc orphelin, la fenêtre pour le mettre en sécurité est maintenant.




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